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Archive for the 'Guatemala' Category

Hasta Luego Guatemala

Wednesday, June 6th, 2007   

Nous poursuivons notre route jusqu’à la ville de Cobán, dans une région montagneuse recouverte d’un voile gris d’humidité, habitée par les indiens Kekchis. La spécialité locale est le café et la cardamone. Notre refuge culinaire est la casa d’acuna ou l’on mange dans un charmant petit patio entouré de nombreuses variétés d’orchidées. Ici, les vendeurs de chandail en maille doivent faire fortune, car quasiment toutes les femmes ne portent que ca. L’attraction de la région sont les cascades de Semuc Champey perdues au fond d’une vallée que l’on atteint après plusieurs kilomètres sur une route en gravier et qui forment des vasques aux eaux transparentes et couleur turquoise. Les familles guatémaltèques viennent pique niquer et profiter de la baignade. Les grottes de Lanquin se trouvent à quelques kilomètres, nous parcourons les différentes caves sans même nous ramasser. Mais les caves de stalagmites stalactites ne sont pas trop notre truc, nous préférons l’œnologie à la spéléologie.

Nous traversons ensuite Guatemala Ciudad, la capital, sans nous arrêter et tant mieux! Le chauffeur verrouille les portes dès l’entrée de la ville et file en direction de l’ouest. La vision que l’on garde est celle des bidonvilles qui dégoulinent des collines. Le contraste est d’autant plus saisissant lorsqu’on découvre à 1h de route, l’ancienne capitale des conquistadors. Antigua est une superbe ville coloniale avec des lavoirs, des églises et des couvents en ruines qui témoigne d’un prestigieux passé. La ville est un ensemble de maisons basses aux couleurs à dominante jaune et rouge avec des grilles de fer forgé, des magnifiques portes en bois et leurs marteaux insolites ainsi que de ravissants patios intérieurs. A cela, on ajoute un cadre exceptionnel, les 3 volcans Agua, Fuego, Acatenango qui encerclent la ville, mais hélas pour nous le ciel est voilé et nous les admirons seulement en cartes postales et en tableaux. L’excursion touristique est l’ascension du volcan actif Pacaya ou l’on se promène proche des laves en fusion accompagné de gardes armés pour décourager les banditos. Une expérience unique mais la grimpette sera pour une prochaine fois! Nous nous rendons au centre culturel de la Azotea qui regroupe 3 thèmes, les instruments de musique, le textile Sacatepéquez et surtout la visite de la plantation de café avec dégustation.

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Antigua est une ville surprenante, nous croisons un grand nombre de personnes avec un bras ou des doigts de cassés, il faut dire que les pavés de traviole ne doivent pas aider. C’est également une ville très cosmopolite qui compte de nombreuses écoles d’espagnoles. Les étudiants principalement nord américains viennent ici en séjour linguistique. Nous rencontrons également un français, gérant d’un café/snack installé depuis 8 mois qui nous fait bien rire. Il a acheté 5 planches, des clous et a commandé une étagère (une sorte de grande cagette) mais son menuisier pour l’occasion repousse la livraison durant 3 semaines, jusqu’au jour ou il apprend que celui-ci n’a pas de scie. Il lui en trouve une illico et nous assistons à son bonheur lorsqu’il reçoit sa superbe cagette.

Le centre de bus d’Antigua se trouve juste à côté du marché. Les bus sont tous plus beaux les uns que les autres, les carrosseries sont jaunes, vertes, rouges avec des flammes, des aigles, des panthères roses, des œuvres d’art roulantes. Les bus sont dénommés des Chicken bus. Les bagages se mettent sur le toit et si l’on ne peut sortir par l’entrée, on peut toujours essayer d’atteindre la sortie de derrière. On inaugure donc un trajet en nous rendant à Chichicastenango. Pourquoi Chicken Bus? Peut être parce qu’on s’entasse comme des poulets! Les bus contiennent 2 places à droite, 2 places à gauche, mais nous sommes toujours 6 par allée car chacun est assis épaules contre épaules avec au centre les fesses dans le vide (un peu comme un système de clé de voute). Le tout se complique quand le contrôleur essaye de passer. Bref, on ne risque pas de tomber dans les virages même s’il faut se cramponner pour éviter de jouer aux dominos. Les vitesses grincent, les assiettes se cassent, c’est le quotidien du chicken bus!

Le marché de Chichicastenango est le plus connu du Guatemala et peut être même d’Amérique central. La région est peuplée d’indiens Quiches qui achètent des fleurs sur les marches de l’église Santo Tomas, des fruits et légumes sous les halls, des volailles dans un coin de rue, et des porcelets dans une petite cour. Les femmes achètent des bobines de fils pour confectionner leurs tissus et portent toutes leurs marchandises dans un baluchon placé sur leurs têtes. Le marché est très coloré mais devient un supermarché pour touriste. En haute saison, il y aurait 1 indien pour 1 touriste (heureusement, ce n’est pas le cas). Nous achetons un carré de tissu multicolore (nappe) pour envelopper d’autres achats, qu’une mamie me noue dans le dos à la manière locale pour porter un enfant. Du coup, lors de notre passage, les visages se dérident, étonnés de voir une blanche porter son bébé comme une indienne mais à la fois perplexe car chez eux la tête est visible. Je pense que tout le monde comprend vite que le bébé n’est qu’un baluchon qu’il m’est impossible de porter sur la tête!

En haut de l’église, les prêtres indiens (Chuchkajaus) font balancer des boites de conserve d’où s’échappe de la fumée de copal pour entrer en contact avec les esprits. Ils reçoivent ensuite les prières et vœux des fideles. Chichicastenango mixe le catholicisme et les cultes mayas. Nous apercevons au loin le fameux cimetière aux tombes et caveaux de toutes les couleurs mais on nous conseille fortement de ne pas nous y rendre à cause des banditos et les banditos ca nous connait… A défaut d’assister à une cérémonie, en haut de la colline Pascual Abaj, lieu sacré pour les rituels, nous rencontrons 2 jeunes marseillaises, Sylvie et Dominique, qui nous propose de nous emmener à Panajachel.

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 Nous arrivons donc en voiture au bord du lac Atitlan dont la réputation est celle d’être «le plus beau lac au monde». Malheureusement, nous sommes en début de la saison des pluies, le plus beau lac du monde se résume en une brume épaisse. C’est un peu beaucoup frustrant! Le lac Atitlan est entouré par une chaine de volcans et par des villages d’indiens cakchiquels et Tzutuhils. Les femmes portent souvent 2 longues nattes dans lesquelles s entrelace un ruban. Nous louons tous les 4 une lancha privée pour nous rendre dans 4 villages. A Santiago Atitlan, les femmes âgées portent un couvre chef rouge (tocoyal), il s’agit d’un bandeau enroulé sur lui-même qui forme ainsi un chapeau. Les hommes quant à eux portent un pantalon aux larges bandes surchargé de broderies et soutenu par une large ceinture. Au matin, la place principale ressemble à un marché ou ne serait vendu que des avocats. Puis nous croisons une procession funéraire à San Pedro et profitons d’une petite baignade dans le village de vacances pour yoggistes de San Marcos. Les maisons sont en parpaings apparents ce qui donne des villages assez laids à l’exception de Santa Cruz la laguna. Ce petit village perché semble le plus authentique. Ici, sur le perron des maisons, les femmes sont agenouillées devant leur métier à tisser, les enfants se cachent timidement et répandent la rumeur: Touristes…touristes. Le lendemain matin, Denis, Sylvie et Dominique visitent Santa Catarina Palopo et San Antonio Palopo ou les femmes portent des jupes, ceintures, turbans à dominante verts bleus. Les hommes ont des pantalons en dessous du genou brodés dans les rouges avec une écharpe nouée à la taille.

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 Nous quittons le Guatemala sans avoir pu apercevoir de Quetzals, l’oiseau qui donne son nom à la monnaie locale. Nous achetons donc un ticket pour retourner directement au Mexique à San Cristobal de las Casas, dans la région du Chiapas (170 km de la frontière la Mesilla). Cette frontière est vraie passoire. Nous descendons du bus afin de chercher les bureaux d’immigration, en sortant rentrant ressortant, re-rentrant du pays. Apres avoir trouvé celui du Guatemala, nous apprenons que celui du Mexique est à 4 km et que nous sommes obligés de prendre un taxi pour nous y rendre. Nous ne savons plus très bien dans quel pays nous sommes… plus au Guatemala mais pas encore au Mexique. Bref, finalement nous arrivons au poste mexicain que l’on manque de rater aussi pour s’apercevoir que notre bus avait disparu….to be continued!

El Peten

Monday, May 28th, 2007   

Départ 6h précise de la station de Chetumal avec la compagnie Línea Dorada pour le Guatemala. Nous passons rapidement la frontière du Belize pour longer la mer des caraïbes, traverser les terres et rejoindre Belize city. Le pays ressemble à une enclave anglophone au milieu de pays hispanophone, à majorité noir, très fortement influencé par le mode de vie américain et antillais : la case de l’oncle Bob. Nous ne faisons que traverser ce pays derrière les vitres du bus mais malgré notre couleur bien blanche et les Snoop Doggie Dog bodybuildés en ville, c’est sans doute une destination plage très agréable, encore épargnée par le tourisme, avec quelques sites archéologiques et une population multiculturelle. La frontière avec le Guatemala est juste une formalité, une petite rivière sépare les 2 pays ou se baigne tranquillement quelques familles. C’est très simple de passer en oubliant de se présenter à la cabane de l’immigration.

Nous descendons du bus à un croisement au milieu de rien au simple son du chauffeur « El Remate ». Denis hésite à descendre mais il n’a pas trop le choix. Emilio, un chauffeur de taxi nous emmène gratuitement chez sa sœur qui s’occupe d’un hôtel. Le lieu-dit (1 rue) se trouve au bord de l’immense lac Petén Itza ou enfants, chevaux, cochons viennent se baigner. Un terrain est à vendre, il faudrait vite l’acheter avant que d’autres ne découvrent ce petit coin de paradis. Le lendemain, nous partons a la découverte du plus célèbre site maya du Guatemala, Tikal (ennemie de Calakmul au Mexique). Mais Tikal se mérite et c’est toute une aventure pour s’y rendre ! Nous prenons un collectivos (fourgonnette publique) vers 9h, Denis tout content assis a cote du chauffeur et moi derrière avec d’autres passagers. Tout va bien, quand soudain 2 chevaux apparaissent à l’entrée d’un virage, le chauffeur du collectivos pile et fonce en marche arrière sur 1 km. Je vois les 2 chevaux se cabrer mais Denis voit surtout les canons de 2 banditos armés courir dans notre direction. En fait les 2 bandits ont détournés et détroussés le bus de touristes qui nous précédait. Ils ont dérobés argents et objets de valeurs. Et non, ce n’était pas un remake de Desperados, pas de: I’m looking for a man who calls himself ‘ze gros’. Apres 1h d’attente et appel a la police, nous repartons en trombe avec tous les autres véhicules en convoi serré. C’est avec soulagement que l’on arrive enfin à destination. Trop d’émotions pour nous !

La citée de Tikal date du VII siècle av JC et a été abandonnée au IX. Elle se trouve dans la jungle ou vivent serpents, pumas, jaguars, toucans, coatis, singes hurleurs et ou poussent des Ceibals (arbre national) et des sapotilliers dont la sève sert de chewing-gum. Les pyramides de la plaza mayor sont les plus impressionnantes avec 2 pyramides se faisant face. Mais du haut de la pyramide du monde perdu, la vue sur l’ensemble du site est la meilleure alors qu’au sommet de la pyramide du temple IV on aperçoit toute l’étendu de la jungle allant jusqu’au Mexique (par contre, il faut grimper un escalier en bois très raide). Apres 5h de visite, nous reprenons la route inverse non sans inquiétudes mais tout à coup au bord d’un virage… des chevaux broutent tranquillement. La suite de notre séjour au Guatemala s’effectuera sans problèmes. Le lendemain, Emilio nous emmène sur le site de Yaxha (rival de El Naranjo) qui comportent plus de 400 monuments complètement enfouie sous la végétation, sous d’énormes bottes de terres et d’arbres. Le site a été le lieu de tournage de Survivor (que l’on ne connait pas) qui a permis de refinancer les fouilles. La vue sur le lac est magnifique du haut des pyramides déterrées.

Nous décidons de revoyager en collectivos coincés entre les mamas locales et les cow boys munis de leur chapeau ‘USA Rodéo’. La route est bordée de ranch, d’hommes à cheval et de passagers au milieu de nulle part. Des bacs traversent le rio de la pasion pour aller en ville ou plutôt le bled de Sayaxche. C’est de la qu’on accède en 2h de lancha (pirogue a moteur) au site d’Aguateca situé sur une falaise entre les méandres du fleuve Petexbatun et une végétation tropicale luxuriante. Les structures n’ont rien d’extraordinaires mais on se promène à travers les crevasses qui servaient de défenses naturelles. Nos 2h de trajets sont un peu plus long que prévu a cause de quelques problèmes de moteurs, mais cela nous permet de profiter encore mieux des envols d’aigrettes et des nombreuses tortues.