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Archive for the 'Namibie' Category

Namibie: l’ami phacochere

Monday, October 8th, 2007   

La fondation HARNAS est un refuge pour animaux située à 94 km de Gobabis, connue entre autres par sa célèbre marraine, Angelina Jolie. Harnas accueil de nombreux volontaires étrangers pour des périodes de 2 semaines a 3 mois dont la mission est de s’occuper des animaux et d’entretenir les équipements. Notre campement est juste devant les guépards et juste derrière les babouins mais le plus impressionnant est d’entendre toute la nuit les rugissements des lions. Nos nuits sont déjà bien agitées. Ma parano s’aggrave sévèrement en Afrique, je ne compte plus les « y a un bruit », « y a une bête » et quelques fois des nouveautés comme « le frein a main » ou «on nous vole la table ». Denis, lui, continue à descendre aux toilettes la nuit même lorsqu’une bête surgit en bas de l’échelle et se frotte à sa jambe, tintintintin, ce n’est que le chat qui surveille notre tente. Mais même de jour, on se tape de bon trip : Denis durant l’apéro : « monte a l’échelle ! », Claire (vive comme l’éclair): « Pourquoi faire ? », Denis : « MONTE A L’ECHELLE ». Bref, un énorme phacochère s’approche pour nous souhaiter la bienvenue. Denis se lance à l’assaut du phacochère avec une chaise mais ce qu’il ne sait pas … c’est que les chiens courent après les balles et que les phacochères se coincent la tête dans les chaises.

En nous promenant, nous assistons à un remake de jacques Villeret dans la soupe aux choux, version Harnas. Le langage extra-terrestre en Namibie signifie « à table » pour des centaines de bandits mangoustes. Les Wild dog attendent également l’heure du déjeuner impatiemment, en aboyant comme s’ils avaient avalés un jouet en caoutchouc style pouic-pouic, c’est étonnant ! Les volontaires viennent avec des pelles a leur enclos car ils creusent régulièrement des trous pour s’échapper. Les bat eared fox semblent tous gentils a cote des caracoles qui semblent toujours prêt a nous sauter dessus avec leurs oreilles pointues et leurs canines acérées. Quant au chat sauvage tacheté, il ressemble a s’y méprendre à un chat domestique. Un chien joue en compagnie de jeunes lions et une lionne a fait une dépression quelques jours quand son ami (un chien) est mort. Nos animaux préférés sont d’attachants suricates qui se dressent sur leurs 2 pattes de derrière en guise de sentinelle et creusent le sol à la recherche d’insectes. Harnas est un bel endroit pour la défense des animaux mais c’est dommage que depuis leur existence et leur soutient financier, on n’entrevoit pas vraiment de projets de retour à la vie sauvage. C’est difficile de le faire pour toutes les espèces, mais pourquoi pas pour les babouins ? C’est décevant, ici, de se limiter à une politique de super zoo.

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Avant de rendre notre 4*4, nous nous arrêtons à une vingtaine de kilomètre de Windhoek pour nous rendre chez Amani, un centre de réhabilitation pour félins. Ils possèdent un lion et une lionne qui vivent en captivité sur un très bel espace montagneux et ou les guépards sont nourris en quantité limitée pour les obliger à chasser par eux même sur leur territoire. Ils sont libres d’entrer et de sortir ainsi que leurs proies car les clôtures ne sont pas électrifiées. Dommage, qu’ils ne font pas camping, la vue est superbe. Nous dormons donc à la ferme de Melrose à 10km tenue par bushmen, non pas qu’il fasse parti de l’ethnie des bushmen mais c’est un vrai du bush. Il coupe les mauvaises herbes et creuse un escalier aux canifs ! C’est amusant de le voir le lendemain matin tout endimanché raconter ses histoires. Il nous explique comment les braconniers chassent les animaux pour les mettre ensuite dans un second véhicule ayant l’autorisation de transport du gibier mais pas d’armes à feu. Il propose également aux fermiers de venir lui-même avec des touristes tuer une bête sauvage qui s’en prend à leurs troupeaux en les indemnisant. L’intérêt est d’éviter que tous les animaux aux alentours ne soient tués par la même occasion par les fermiers, comme par exemple la mère, les petits…

Namibie vers l’infini et au-delà…

Monday, September 24th, 2007   

Apres le petit déjeuner en terrasse, en contemplant la vue exceptionnelle du haut de l’Opuwo Country Lodge, nous partons vers Otjitotongwe à 24 km de Kamanjab, une halte recommandée par une famille nantaise. En chemin, 2 autruches se baladent tranquillement le long de la route, quelques troupeaux de vaches me laissent gentiment passer et les quelques villages semblent déserts. Une femme et son bébé se joignent à nous pour se rendre à 30 km de là. Il n’y a pas beaucoup de circulation et nombreux sont ceux qui marchent ou attendent de longues heures avant d’être pris en stop ou en taxi-brousse. Nous arrivons vers 13h devant la grille de la cheetah farm (ferme aux guépards) ou le propriétaire nous accueille gentiment. Par chance, nous sommes les 1er visiteurs sur les 60 qu’il attend pour la nuit (2 groupes). Il en profite donc pour nous présenter d’emblée ses 3 guépards apprivoisés vivant chez lui depuis leur naissance. Maintenant ils ne dorment plus dans la chambre mais restent dans le jardin. Les guépards sont classés dans les espèces en voie de disparition et souffrent de la concurrence avec les autres prédateurs. Il s’agit plus d’un problème de territoire que de gibiers. Hormis qu’ils détiennent le record de vitesse sur une courte distance, ceux sont aussi les plus faibles des félins. Moi, j’ai déjà peur des chiens et des chats, alors caresser un guépard, c’est un exploit ! Denis, lui, a dorénavant un ami aux longues canines et à la langue râpeuse. Le plus jeune des 3, lui lèche les jambes du mollet au genou, le spécial exfoliant de la maison aussi efficace qu’un gant de crin ! 

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Vers 16, tous les touristes montent dans 4 véhicules à bétail pour rentrer dans la réserve des guépards semi-sauvages. Les animaux vivent en quasi-liberté mais sont nourris tous les soirs. A l’entrée, le convoi se divise en 2 et 5 guépards nous suivent tout au long du parcours au milieu de la brousse et des herbes couleur des blés. Au milieu d’une plaine, une dizaine de guépards attendent impatiemment leur festin. Ils s’agitent nerveusement, passent entre les vehicules et bondissent pour récupérer une part que leur lance le propriétaire et son fils. Chacun a le droit à une part même celui à l’œil crevé. De toute façon, il est hors de question de partager. Le guépard vraiment une belle bête à la fois gracieuse et à la fois féroce. C’est un spectacle à sensation forte ! On pourrait oublier assez vite qu’il s’agit d’un animal sauvage et carnivore devant ce gros matou attendrissant. Un peu à l’image des pandas auxquelles on aurait envie de faire un gros câlin, mais non … C’est une chance unique d’approcher de si beaux félins.

A peine entré dans le parc national d’Etosha à 2h de route, les silhouettes de 5 girafes se dressent au loin et les springboks gambadent parmi les zèbres de burchell. QCM : Pourquoi, le zèbre porte des rayures blanches et noires ?? 1. solution thermique, 2.camouflage, 3. Va savoir. Apres avoir réglé le droit d’entrée, nous franchissons le camp de base d’Okaukuejo pour nous aventurer vers le point d’eau Wolfsness. Soudain, 3 éléphants apparaissent, hésitent longuement et traversent la route tranquillement à la file indienne, 100m devant nous. La réserve d’Etosha à une végétation bien différente d’une zone à une autre, certains endroits devraient s’appeler « terre de désolation ». C’est plat, aride voir sinistre. Beaucoup de points d’eau sont à sec donc les animaux affluents en masse là ou ils peuvent en trouver. A 15h sur le point d’eau de Nebrowni, des centaines d’animaux, zèbres, oryx, springboks, autruches viennent se désaltérer sans se soucier des 2, 3 voitures de touristes les espionnant. Les oryx font la loi avec leur corne impressionnante mais les zebres se massent pour leur faire front. Tout le monde s’agite, s’intimide à tour de rôle. Les springboks, eux, n’osent pas rentrer dans la mêlée, les autruches, elles, font leur vie, rien à cirer des autres. C’est un spectacle incroyable !

Le lendemain, nous retrouvons nos girafes au même endroit que la veille mais là elles ont appelées du renfort. Elles sont 15 à nous scruter, jeter un coup d’œil tout en mangeant des feuilles d’acacias, jamais elles ne nous perdent de vue. Leurs cornes osseuses sont chauves pour les males (ahahah) et poilues pour les femelles. Puis, un éléphant nous montre son postérieur. Nebrowni est nettement plus calme par contre les troupeaux de zèbres se dirigent vers l’est. Les animaux sont nombreux à Gemsbokvlakte. Au moment de s’écarter, de nouveaux arrivants se dirigent vers nous, il s’agit de plusieurs grands koudous. Les femelles koudous ont de grandes oreilles et les males de grandes cornes entourbillonnées avec des rayures blanches sur le flanc. Le moment fort de la journée est à 14h au point d’eau de Goas au centre de la réserve, vers Halali. Des girafes sont en train de boire difficilement avec leurs pattes arquées, les regards scrutant l’horizon quand au même moment 10 éléphants se baignent un peu plus loin et se font des bains de boue. Nous nous approchons du bain des éléphants, un male se retourne et s’immobilise longuement en nous regardant tandis qu’un éléphanteau s’éclate dans l’eau et qu’un autre se tourne et retourne dans la boue. Moi, le male de devant commence à m’inquiéter à nous regarder comme ça, je recule petit à petit pour lui témoigner notre respect. Il parait que la marche avant est un signe d’hostilité, alors… Denis lui sans soucis : « attends, encore une photo ». Quelques instants plus tard, le chef avance, toute la troupe le suit et soulagement, nous ne sommes pas sur leur passage. Apres le chiffre 50, nous arrêtons de compter les girafes, tout comme les zebres, impalas, koudous. A la sortie, tous pleins de petits dik- dik bordent la route.

Nous nous arrêtons faire des courses à Grootfontein avant d’attaquer la ligne droite qui mène à Rundu. En route pour l’infini et au delà : 6 virages sur 200 km dont 5 virages sur 50 km et encore si l’on peut parler de virages. Dommage que je ne puisse caler l’accélérateur sur 120, mais c’est passé relativement vite. De nouveaux panneaux de signalisation inconnus dans le code de la route français, ici et la des vendeurs de petit bois, des réunions de villages sous les arbres, des huttes rondes en bois, tout agrémente notre curiosité et notre trajet. C’est quasiment l’heure de déjeuner lorsque nous arrivons à destination. Selon le guide, Where’s to stay, trouvé à l’aéroport, un camping/lodge se trouve au bord du Kavango qui deviendra un peu plus loin l’Okavango. La chance aura voulue qu’on se trompe et qu’on trouve le Samsitu Riverside Camp (10 euro), soit 4 places aménagées par un couple aimant le camping et en bordure de rivière. Les sanitaires sont une douillette salle de bains, le gardien nommé Mathias nous apporte du bois et par la même prépare notre feu. Les grillades sont encore meilleures dans ce petit coin perdu au bord du Kavango, devant un romantique coucher de soleil. Le lendemain à l’aube, super tôt, entre 7 et 8h du matin, Mathias nous apporte des gilets de sauvetage pour faire un petit tour en canoë. C’est ainsi que nous suivons les propriétaires (allemands ou hollandais) dans les eaux internationales, à la découverte des oiseaux endémiques à la région. Nous aurions pu accoster l’Angola en kayak mais nous nous contentons de saluer les pêcheurs sur la rive. D’ailleurs certains tapent la discute longuement d’une rive à une autre. On regarde, on écoute, le temps s’arrête.

 

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La halte suivante est au début de la bande de Caprivi, non loin de Bagani au n’gepi camp en face d’une réserve naturelle. La 1ere activité de ce camping est l’Ablution Tour ou le tour des toilettes. Notre douche préférée est celle avec les robinets cachés dans les troncs d’arbres et la paume de douche accrochée dans un arrosoir en haut d’une branche d’arbre ou celle avec la baignoire en taule grise donnant à 180 degrés sur la rivière Kwando. A essayer absolument le Trône du King … avec un peu de chance, les éléphants vont boire à la rivière sur la rive d’en face au même moment. C’est à peu près vers minuit qu’un vacarme nous réveille, une famille d’hippopotames décide de se jeter à l’eau. Denis sort pour essayer de les voir mais il fait trop noir. Une légende africaine raconte que l’hippopotame a honte de son corps et ne sort de l’eau que la nuit. Il a hérité des restes de la création, soit des petites oreilles, des petites pattes et un gros corps. Ses yeux, ses oreilles, son nez sont au même niveau, lui permettant de mettre la tête à la surface de l’eau. C’est aussi l’animal qui cause le plus d’accidents en Afrique, ne jamais se mettre entre lui et l’eau.

La bande de Caprivi se poursuit un peu plus loin que prévu. Il nous est impossible de faire le moindre détour. La station essence de Kongola est à sec, le ravitaillement est prévu dans la semaine à venir (peut-être). Heureusement, nous ne sommes pas coincés. Il s’en est fallu de peu ! Notre réservoir d’essence est tout juste suffisant pour continuer jusqu’à Katima Mulilo. C’est une grande ville à quelques kilomètres de la Zambie et quelques Kilomètres du Botswana. Apres quelques difficultés d’orientation, nous installons notre campement au Kalizo Lodge en bordure du Zambèze qui se précipite non loin dans les chutes Victoria. Le Zambèze est déjà assez large à cet endroit et le courant assez fort. Les poissons ne cessent de faire des bonds, le camping comporte une boutique de pêche avec le palmarès des prises allant jusqu’à des records de 8 a 10kg pour un tiger fish. Le coucher de soleil nous laisse encore une fois rêveur.

 

Namibie 1er pas en terre Africaine

Saturday, September 22nd, 2007   

C’est avec émotion que nous embrassons pour la 1ere fois le sol africain. Il est 13h lorsqu’on arrive à l’aéroport de Hosea Kutako à 42 km de Windhoek en Namibie. Heureusement, nous apercevons nos noms sur le panneau du loueur Asco Car Hire contacté l’avant veille pour nous transporter en ville et prendre possession de notre véhicule. Il s’agit d’un 4*4 Nissan équipé d’une tente sur le toit avec du matériel de camping dans le coffre. Je tourne 2 fois dans le parking pour apprendre à passer toutes les vitesses mais le plus compliqué reste à s’habituer au gabarit et à la conduite à gauche.


1. Arrêter de déclencher les essuie-glaces au lieu des clignotants
2. Arrêter de chercher le levier de vitesse sur ma portière
3. Arrêter de chercher ma ceinture dans le vide avec ma main droite


La nuit nous est offerte à la très sympathique Heaven’s guest house tenue par un couple d’allemands. Notre premier diner est un gros rumsteack et de l’autruche. Le lendemain, la journée démarre par un saut au Spar, supermarché allemand, pour faire le plein de course en prévision de nos futurs barbecues. On y trouve de tout, Haribos, Nutella, Kinder mais aussi fruits, légumes, viandes, etc. Nous passons ensuite en centre ville pour voir les possibilités de réservation dans quelques lieus très prisés comme le parc d’Etosha et Sesriem mais sans résultat car tout est plein. Denis s’arrête dans une boutique pour acheter une couverture supplémentaire (les nuits sont fraiches) tandis que je reste dans notre vehicule. Une personne vient me parler en anglais mais je ne comprends rien. C’est alors que j’entends un léger bruit de portière. Coup de panique, je me retourne et m’aperçoit aussitôt qu’il manque mon sac à dos avec à l’intérieur nos passeports. Sans réfléchir, je bondis dehors et vois un homme monter dans un taxi avec ce qui semble être un sac noir. Je lui arrache des mains, ouf c’est le mien … et retourne au 4*4 que j’ai laissée ouvert. Ouf j’ai de la chance, j’aurais l’air maligne maintenant avec mon sac et sans le 4*4. Les 2 hommes n’étaient pas agressifs, Denis arrive comme une fleur en disant: “tu sais que la portière est ouverte”.


1. Ca m’apprendra à faire plus attention, même en plein jour, même avec pleins de monde
2. Reprendre l’habitude de toujours verrouiller les portes. L’occasion fait le larron.


C’est donc le cœur battant que nous prenons la direction du nord. C’est pourquoi nous partons vers l’ouest. Il nous faut 1h pour sortir de Windhoek par la B1 (un record) et arrêter de tourner en rond dans le quartier de Wanaheda. Dixit : « P, fais C…, encore Wanaheda ». Au bout de 40 km, une Mercedes Kompressor lance des appels de phare et nous demande de nous arrêter (non, les banditos ne sont pas de retour), ils ont juste reçus toute l’huile de notre moteur sur leur capot. Bref nous sommes prévoyants et bien sur n’avons pas de téléphone. Ils se proposent d’appeler à notre place notre loueur et d’initier Denis à la mécanique. Apres ½ heure d’attente sur une aire de repos ombragée, la dépanneuse vient nous remorquer jusqu’au garage à Okahandja, Nous repartons 1h plus tard avec le tube d’alimentation d’huile de la boite de vitesse tout neuf.

Notre première nuit sous les étoiles à lieu dans un camping à Otjiwarongo. Tout est d’une grande propreté avec électricité, barbecue, ombre : c’est impeccable ! C’est également le 1er montage de tente, soit nous sommes super fort soit le système est bien fait, mais l’affaire est bouclée du 1er coup et en quelques minutes. Nos 1er animaux rencontrés : des dindons rigolos, des phacochères, des petites bêtes à 4 pattes à grandes oreilles (on verra pour plus tard les noms) + des termitières et une petite tornade.

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Nous profitons tranquillement de la matinée autour du petit déjeuner, de replier la tente et enfin de refaire quelques courses avant de repartir vers le nord (cette fois, du 1er coup). Nous traversons Outjo par la C38, essences à Khorixas sur la C39 et point de départ pour la piste en gravier vers Twylfontein. Le camping Aba-Huab sur la D3214 offre une halte agréable au bord d’une rivière asséchée et à quelques pas d’un point de vue fantastique sur la savane namibienne aux collines roses orangées par le coucher de soleil. La nature devient un poème de couleurs ocre et ambrée. La magie se prolonge même lorsque le soleil se couche car alors la nuit s’éclaire par un merveilleux ciel étoilé. Au moment de s’endormir, le meuglement des vaches et les chants africains nous invite à faire de beaux rêves. Le son d’un troupeau de vaches se promenant dans le lit de la rivière annonce un réveil matinal, surtout pour ceux qui y dorment comme nous, à 5m. Nous partons à la visite du site d’organs pipes et burned mountain ou en chemin nous croisons à de nombreuse reprises des springboks qui ne cessent de nous fixer, jusqu’à ce qu’on avance d’un peu trop près sur leur territoire, et qu’ils ne partent en bondissant dans la brousse. La route continue jusqu’à ce qu’un son anormal nous inquiète, nous venons de crever. Denis sort à peine le cric, qu’un groupe d’italiens s’arrêtent pour nous aider. Le pneu est changé en 10min sans qu’on ne bouge le petit doigt. Nouvel arrêt 15min plus loin car 5 girafes nous observent du haut de leur long cou à quelques mètres de la route. C’est l’émerveillement devant nos premières girafes. Elles nous guettent un long moment d’un regard soupçonneux puis s’en vont au loin. La route continue sous l’émotion de cette rencontre, quand soudain nous tombons face à face avec un gros oryx puis un second qui s’enfuit en trombe. A proximité de Warmquelle, plusieurs autruches pataugent dans le cours d’eau. C’est avec plaisir que la piscine bien fraiche du lodge de Fort Sesfontein, ou les campeurs disposent de toutes les infrastructures, permet un petit plongeon.

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Toujours cap vers le nord (C43). La route est un peu plus difficile car elle est plus étroite, plus chaotique et surtout il y a une pass-road digne d’un bon col de montagne. Une montée d’un dénivelé impressionnant, petite prière et à fond toute…. A 1/3 du parcours la 2eme s’essouffle, on continue en 1ere… la voiture monte, monte et ouf, nous passons ! Nous croisons quelques rares voitures, les bergers nous saluent de la main, les vaches s’écartent à coup de klaxon, les femmes herero nous sourient de leurs huttes. Le groupe herero comprend 4 catégories d’ethnies. Phonétiquement, ça donne à peu près : les banderoo herero, les zerba herero, les shimba herero et les himbas herero. Nous avons déjà pu apercevoir de loin des femmes banderoo et himbas mais nous sommes surpris de voir autant de personnes porter fièrement leur identité culturelle à Opuwo dans la région du kaokoland. Je reste dans la voiture tandis que Denis va au petit supermarché qui n’a pas du voir entrer énormément de blanc. Un homme Himba lui parle en lui frappant le bras d’une liasse de billet sous l’amusement général. En fait, le grand supermarché est juste derrière mais nous ne l’avons pas vu, là c’est juste le bouiboui de la ville. Nous allons donc à cote ensemble pour compléter notre caddie. Au milieu du rayon des boites de conserve, 3 femmes himbas me regardent longuement, entament la discussion et touchent ma chaine en or munie d’un pendentif d’angelot. C’est bien essayé, mais dommage mesdames, je ne peux n’y vous le donner, ni le troquer, c’est un cadeau d’une amie. Une fois à la caisse, nous sommes entre 3 femmes himbas tout juste habillées en peau de bête et une femme banderoo avec une grande et longue jupe remontée jusque sous la poitrine et son chapeau plié comme une barre sur le front. Ici, Ca devient extraordinaire de faire ses courses.

Le lendemain, nous partons à la découverte des tribus himbas sur la route d’Eponga accompagné d’un guide nommé Konsa. Il demande la permission à 3 femmes de les rencontrer. Il s’agit d’une très modeste famille qui n’abrite que 2 huttes et un enclos à brebis. Durant que Konsa nous donne des explications sur la culture Himbas, d’autres femmes et enfants approchent timidement. Il nous apprend que les femmes ne touchent jamais l’eau, elles s’en servent uniquement pour la cuisine et pour boire. Les femmes s’enduisent d’un mélange de beurre et d’une poudre rouge qu’elles obtiennent en broyant un type de cailloux de cette couleur. Cette pate ainsi obtenue les protège du soleil, hydrate la peau, rappel le pays d’origine de cette tribu qui est à l’ origine l’Angola et maintient une tradition ancestrale. Une autre tradition est celle d’arracher les 2 dents du bas de devant… aie. Konsa nous explique également la signification des coiffures. Les garçons ont 2 types de coiffure, soit une sorte de cercle au dessus de la tête soit une sorte de queue vers l’arrière à l’âge adulte. Les filles quant à elles changent plus souvent d’apparence selon l’âge (même si personne ne connait son âge). Tout d’abord, elles portent une natte vers l’avant, puis 2 nattes vers l’avant, ensuite 2 devant et 2 derrière, après tous pleins de nattes devant le visage (adolescence) et pour finir toutes les nattes vers l’arrière à l’âge adulte. L’alimentation consiste en 2 repas par jour, le matin du porridge et le soir du porridge avec une ration de viande de chèvres toutes les 2 semaines. Elles sont en forme et sont même de très belles femmes. Leurs bijoux sont aussi pleins de significations liés aux étapes de la vie, mariage, mort, fertilité…


Nous serrons une trentaine de poignée de mains à la fin des explications suivi d’un Moro Moro (bonjour le matin) et comment ça va –ça va merci à chacune d’entre elles. Un jeu de questions- réponses commence à l’aide de notre guide-interprète. C’est vraiment très sympa. Denis se fait un petit copain qui grimpe sur ses genoux et qui ne veut plus le quitter. La maitresse de maison fait un brin de ménage chez elle et nous invite dans sa hutte pour une démonstration, comment s’enduire la peau et comment se parfumer. La texture est douce sans être grasse. En quelques minutes, mes bras prennent des couleurs, encore mieux qu’un écran total autobronzant. L’assemblée papote, rigole et déballe toutes les marchandises de souvenirs à vendre. Rien ne force à l’achat mais leur collier avec le coquillage est tout de même superbe ! Konsa remet les présents pour la visite : sac de porridge, sac à glaçons, du pain de mie, des bonbons, des cigarettes (pas de lutte anti tabac en Namibie). Chacune récupèrent une part tandis que les enfants sucent déjà les glaçons. C’est vraiment l’une de nos plus belles rencontres. A la fin, quelques femmes shimbas se sont approchées, elles ont la peau bien noire à côté des himbas.

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La fin de journée s’achève au Opuwo Country Lodge (15 euro en camping) au bord de la piscine à débordement, avec une vue panoramique sur les vallées, les montagnes, les 2 pistes qui s’élancent jusqu’à l’horizon. C’est une journée magique, notre Out Of Africa !

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