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Archive for the 'Botswana' Category

Botswana sur 3 roues…

Monday, October 1st, 2007   

Kasane se trouve à 10km de la frontière avec le Zimbabwe et 70km des chutes Victoria. Nous trouvons encore une fois le moyen de nous égarer mais attention pas de nous perdre. Une rapide promenade à travers la jungle amène directement aux bords des cataractes. Tous les touristes portent un imperméable sauf nous, pas forcement utile à Iguazu mais indispensable à Victoria. Nous sommes trempés. Les chutes d’eau déferlent de 122m de haut dans une gorge étroite sur une longueur impressionnante. Les chutes Victoria sont surnommées au Zimbabwe les chutes de la fumée du tonnerre. Le viaduc ferroviaire qui marque la frontière avec la Zambie est un site de prédilection au saut à l’élastique. Alors que le pays ne cesse de s’enfoncer dans la pauvreté, les prix à Victoria Falls sont aberrants. Nous sympathisons avec le gardien du camping qui nous propose gentiment son aide pour faire du change, mais nous avons peu de dépenses à faire et nous préférons les régler en pula (monnaie du Botswana). Le taux des bureaux de change est 4 fois supérieur à celui en vigueur mais 1/3 des billets échangés au black sont faux. Même dans cette enclave touristique, le supermarché est quasiment vide à l’exception du rayon alcool. On n’ose imaginer le reste du pays. Le grondement des chutes berce notre unique nuit au Zimbabwe.

Nous sommes au centre de nulle part quand la voiture décide de flotter. Je me déporte immédiatement sur un terrain en gravier et ralentis doucement. L’arrêt total se fait à l’aide du frein à main car la pédale ne répond plus. Denis sort du véhicule et aperçoit une roue au sol. Denis : « c’est bizarre quelqu’un a perdu une roue », stupéfait : « c’est la notre ». Nous cherchons en vain les écrous et les boulons mais nous avons du les perdre depuis un moment. Conclusion, le moyeu a tapé le sol, le capot de protection est parti, les mâchoires de frein sont explosées. Kasane se trouve à 150km en arrière et Nata, la prochaine ville, a 150 km devant. Il n’y a rien entre les 2, ni âme qui vive ni réseau téléphonique. Apres 40 minutes, un couple de sud-africain s’arrête. Denis expose la situation, Michael et Glynis regarde attentivement notre problème et nous disent « on va tout réparer ». On en reste sidéré. Par miracle, il se trouve que Michael est mécanicien et qu’il ne part jamais sans tout son matériel. Au bout de 3h, il a redressé le capuchon de protection, remis en place des ressorts et les mâchoires de frein, récupéré des boulons et écrous sur les autres roues. Il nous propose de conduire lui-même la voiture jusqu’à Nata pour s’assurer que la réparation tienne la route. Nous apprenons qu’ils veulent se reconvertir dans le tourisme et organiser des expéditions en Afrique austral. Business apparemment très juteux. Hormis qu’ils transportent un véritable garage avec eux, ils ne voyagent jamais également sans leur livre des oiseaux et leur ordinateur pouvant en reproduire tous les sons (c’est mieux pour les appeler). Nata est un paradis pour ornithologue mais nous sommes plutôt occuper à nos problèmes mécaniques.

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Le garage Nissan le plus proche se trouve à Francistown soit à 180km, pas du tout dans notre direction et le remorquage coute une fortune. Nous nous rendons donc nous même à Maun (300km) en vérifiant les pneus tous les 100km. L’unique intérêt de Maun est sa situation en bordure du delta de l’Okavango et de la réserve de Moremi. Nous oublions très vite de nous rendre à Moremi a cause de l’état douteux de notre voiture même après réparation et aussi en raison des prix prohibitifs des Game drive. Le top serait de parcourir Moremi jusqu’à Chobe par les pistes à l’intérieur des 2 réserves mais il faut prévoir un bon 4*4, un GPS, de l’eau et de la nourriture. Une prochaine fois ! Le delta de l’Okavango est accessible à une élite prête à dépenser un minimum de 300 euro la nuit par personne. C’est soit disant le rêve, à ce prix là… c’est le minimum. Du coup, nous profitons d’une excursion à la journée qui propose un tour en avion de 15 minutes pour aller faire une ballade en mokoro suivi d’un pique- nique. Le mokoro est une pirogue qui permet de naviguer dans les marais de l’Okavango en caressant de la main les roseaux et les nénuphars. Les hippopotames crées des canaux mais mieux vaut ne pas les rencontrer. Nous marchons sur une ile durant 1h avant le lunch pour approcher la faune et la flore. Heureusement, c’est l’heure de la sieste pour la faune et nous n’avons pas à suivre les conseils de notre guide ! Soit selon le type de rencontre :

- Un buffle solitaire: grimper a un arbre ou une termitière, ou au préalable se cacher derrière, au cas ou il n’aurait pas vu. (1. Je ne cours pas vite, 2. Je ne sais pas monter aux arbres)
_ Un éléphant (mauvaise vue): ne pas se mettre dans le vent, se cacher derrière un buisson (1. Il est ou le vent ?)
_ Un lion : Ne jamais courir, ne pas crier, le regarder dans les yeux, attendre qu’il s’en aille. (1. je hurle, 2. je hurle, 3. Je pars en courant et je hurle)
_ Un léopard : Idem que le lion mais ne pas le regarder dans les yeux.
Aucunes des règles n’est valables pour le crocodile, permission de partir en criant dans la nature.

C’est donc avec soulagement que nous nous contentons d’analyser les empreintes et les excréments des animaux. Seul au loin quelques zèbres accompagnent des girafes et un éléphant traverse les marécages, ouf ! Nous croisons aussi des touristes aux yeux cernés de fatigue car un éléphant s’est promené toute la nuit autour de leur tente et a bloqué l’entrée de la cuisine à l’heure du petit déjeuner.

Nous repartons en direction de la Namibie par la transkalahari highway, en route vers l’infini et au- delà et encore plus loin. La route semble interminable. Le désert du Kalahari est la région des bushmen, un peuple a l’origine nomade, qui connaît extrêmement bien la nature. C’est l’un des premiers peuples d’Afrique mais de moins en moins vivent de poursuite de gibiers et de cueillette. Un certain nombre se sont installes autours de Ghanzi et tentent de préserver leur culture. Avant d’atteindre la frontière, nous crevons une nouvelle fois … jamais plus Nissan.

Out of Africa in Botswana.

Thursday, September 27th, 2007   

Botswana, ils sont partout…

Thursday, September 27th, 2007