Siem Reap
Tuesday, May 8th, 2007Apres 1h de vol, nous atterrissons à l’aéroport de Siem reap et nous rejoignons la magnifique Villa Loti, une ancienne maison traditionnelle cambodgienne. Nous logeons tous les 4 à l’étage avec une très agréable terrasse pour se relaxer dans les hamacs ou entres les coussins. Apres un bon petit déjeuner, nous partons accompagné d’un chauffeur à la découverte des vestiges d’Angkor. Le site est immense et nous prévoyons 3 jours pour visiter les monuments les plus connus de la civilisation Khmer.

L’ensemble se situe dans une vaste jungle ou les arbres et fromagers ont complètement investis les édifices. Les restaurateurs nettoient et dégagent de plus en plus les monuments enfouis sous la végétation, mais c’est aussi ce qui leur donne leur charme. On peut encore s’imaginer en Lara Croft à Ta Prohm, volontairement laissé à l’étreinte de la jungle mais de moins en moins depuis le succès du film.
Pour rentrer dans le centre de cette ancienne ville, Angkor Thom, on empreinte une porte surveillée par 2 rangées de géants, dieux et démons soutenant 2 énormes nagas (serpents). Ensuite les monuments se visitent dans le sens inverse des groupes de car japonais et autres nationalités. Seul, Angkor Vat est à toute heure bondé de visiteurs, le symbole du Cambodge comporte encore de nombreuses sculptures dont les divinités féminines (Devata) aux coiffures complexes qui sourient sur des fonds d’arbres en fleurs et plusieurs fresques gigantesques qui couvrent les murs. L’une d’entre elles représente le barattage de la mer de lait, c’est-à-dire la conquête de l’élixir d’immortalité gisant au fond de la mer de lait. En gros, les dieux tiennent le serpent par la queue et les démons par la tête, Vishnou se réincarne en tortue et Shiva avale un poisson, bref on se doute de la fin… les dieux deviennent les maitres de l’univers. Comme beaucoup, notre site préféré est sans nul doute celui du Bayon. C’est effectivement comme une forêt de visages de Lokesvara, avec des grands yeux narquois et des lèvres charnues qui orientés aux 4 points cardinaux surveillent toutes les allées et venues. Les danseuses célestes, les Apsaras, dansent sur tous les piliers des gopuras, les entrées des enceintes des temples. Qu’est ce que pouvait bien voir les princes et princesses khmers à travers les fenêtres à colonnettes et les fumées d’encens des moines ? Qu’est ce que pouvait bien ressentir les premiers explorateurs à la découverte de ces fabuleux vestiges au sein d’une jungle hostile ?

Tous les autres monuments ont leurs histoires et leurs particularités tels que les frises d’Apsara de Preah Khan, les différentes étapes de restauration du Baphuon, Ta Som, la terrasse du roi lépreux, la terrasse des éléphants tricéphales, le palais royal, Preah Palilay, Pre Rup. La visite sous la chaleur est difficile mais il suffit de se reposer quelques minutes à l’ombre pour que des fleurs et des feuillages poussent entre nos oreilles et nos cheveux. Les enfants s’en donnent à cœur joie pour que l’on passe inaperçu dans les sites d’Angkor mais notre camouflage manque encore de conviction.



