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Archive for April, 2007

Encore merci, Denis!

Tuesday, April 24th, 2007   

Hier, une caisse est arrivée, toute de biais, ses cotés exténués d’un long voyage et maintenus en place par un fin film plastique. Piloo étant en vacances, il échappe cette fois-ci à la séance sportive de désincarcération et transport des objets.

Cette fois-ci, rien de trop encombrant, mais un bouddha qui faisait son poids. Pour éviter qu’il ne s’abime pendant le transport, les expéditeurs lui ont fait une petite cabane en morceaux de bois, tenus ensemble par un grand nombre de clous (tous bien rouillés). Difficile de choisir entre attraper cet appareil par le dessus, et risquer que tout ne s’effondre, ou par le dessous, et risquer un redoutable tour de reins. En fin de compte, ça aura tenu jusqu’à la cave, tenu par le dessus et, peut-être grâce à la protection de ce Bouddha, j’ai réussi à ni me planter de clous dans la main, ni dans le pied !

La cave déborde et c’est, maintenant, avec une certaine angoisse que chacun devrait lire ce blog : qui sera l’heureux destinataire de la prochaine caisse de merveilles ?

La fin d´un periple…

Monday, April 23rd, 2007   

Labuan Bajo est une petite ville de pêcheurs à la pointe ouest de Flores. La ville s’est un peu agrandit autours des maisons colorées sur pilotis ou l’insalubrité n’enlève en rien la gentillesse et l’accueil de ses habitants. Les pluies rendent les ruelles boueuses et 2 rats s’enfuient à notre passage. Chaque rue est un cul de sac qui donne sur la mer. On rencontre une famille musulmane de 9 enfants plus souriants les uns que les autres avec qui on discute longuement de tout et de rien. Un déluge s’abat ensuite sur la ville. Il fait aussi beau qu’il pleut. C’est impressionnant !

Notre première nuit sur le bateau commence dès la soirée de l’équipage finie et les australiennes débarquées. Nous sommes 5 touristes dont 3 à dormir sur le pont avec l’équipage. On ne risque pas d’avoir froid vu la chaleur en cette saison. Le lendemain, on amarre sur l’ile de Rinca, connu pour sa faune de varans de Komodo. Bah, que je n’aime pas ces bêtes !! En plus, trop de chance, 1 il commence à pleuvoir et 2, ils sont nombreux a se promener aujourd’hui. Les varans sont des armes bactériologiques, il suffit qu’ils mordent leurs proies pour les empoisonner et d’attendre ensuite une mort lente pour les avaler. Autant dire que Je suis la première à suivre le ranger, même s’il n’a qu’un bâton de serpent pour se défendre… En plus, ca ne sert à rien de se jeter à l’eau, les varans de Komodo savent nager, vaut mieux grimper aux arbres…

A l’heure de déjeuner, l’équipage nous prévient que la mer risque d’être agitée et nous propose des cachets pour le mal de mer … mauvais présage ! La mer est agitée, c’est un euphémisme… plutôt déchaînée ! L’équipage est très jeune et très sympa, ils savent dire 2 choses en français : c’est bon et c’est pas bon. On largue les amarres vers 14h, le bateau tangue, vole, oscille sous l’action des vagues. Michael, Denis et moi, les 3 passagers à dormir sur le pont, nous allongeons sur les banquettes, la position horizontale reste encore la meilleure. A 16h, c’est pas bon, les vagues deviennent de plus en plus grosses, elles atteignent jusqu’à 4 mètres, c’est alors qu’un membre de l’équipage m’ouvre une cabine près de la salle des machines. Un peu plus tard, Denis et Michael vont aussi dans une cabine sur le pont supérieur. Je reste allonge en essayant de rester détendue… mais bon, après avoir vue 2 fois Titanic et tous les films catastrophes…c’est pas gagne ! Heureusement, l’équipage sort toujours de la salle des machines en souriant, sec en rentrant complètement trempés en sortant, avec l’eternel « c’est bon, c’est bon ». Je n’aurais pas dit ca ! Pour se rendre aux toilettes, il suffit de compter les vagues à intervalles régulières et faire 2 bonds en avant, ou même pas, il suffit juste de se pencher en avant et on avance tout seul par grands sauts, attention au plafond. Le capitaine arrive enfin à poser le bateau à l’abri, dans une baie de l’ile de Sumbawa, il est 2h30 du matin. Donc il aura fallu 12h30 de tempêtes en mer pour à peine quelques kilomètres… personnes de malades mais complètement épuisées par les émotions ! Le lendemain matin, la mer est toujours aussi mauvaise, la croisière s’arrête, le capitaine et son équipage ne repartirons, eux, que 3 jours après. Apparemment ca n’arriverait qu’une fois par an, trop chanceux nous sommes !

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L’aventure continue mais cette fois sur terre. Les 2 autres touristes sont amenés à l’aéroport et nous 3, accompagnés par 2 membres du staff Perama boat, traversons en bus de nuit l’ile de Sumbawa. En attendant l’heure de départ (19h), on visite les alentours et le musée de la ville, que j’imagine personne n’a jamais vu. Le car est flambant neuf mais la encore, ce n’est pas vraiment un bon présage ! Le chauffeur stoppe 2 fois 2 heures durant la nuit pour fabriquer avec les moyens du bord des nouveaux pistons. C’est pas bon ! Enfin, le bout de cette ile et le ferry pour Lombok. Nous avons même accès à des places d’honneur à bord car notre chef de troupe connait le capitaine. Complètement épuisé par notre périple, nous arrivons en fin d’après midi à Sengigi, l’autre bout de Lombok ou l’on retrouve enfin une bonne douche et un vrai lit. L’agence nous offre à chacun un t-shirt ainsi que notre trajet de retour à Bali et à l’aéroport. Comme on ne peut pas partir si simplement, la navette pour le ferry de Bali, crève… Normal !

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Flores

Sunday, April 22nd, 2007   

On s’organise avec une agence de voyages pour partir quelques jours à Flores, une ile a majorité catholique, proche de la ligne wallace, vers le Sud Est de l’Indonésie. Le programme est le suivant : départ en avion, 4/5 jours à Flores, retour de 2 jours en bateau.

L’avion sur la compagnie nationale Merpati atterrit pour mon plus grand soulagement à Maumere. Je n’imagine même pas l’état des avions sur les compagnies charters. Si tôt récupéré nos affaires, que l’on file en voiture collective a Moni ou Hans rencontré a l’aéroport nous a donné l’adresse de son ami rasta, John. Le paysage défile devant nos yeux ébahis, on pourrait presque se croire dans le film Jurassic Parc avec les dinosaures en moins, ou dans la série l’ile fantastique sans M Roarke et Tattoo, tellement Flores est verte et montagneuse. La population de l’ile a des faciès bien différent de ceux de Java ou Bali, les peaux foncés et les cheveux crépus nous font davantage penser aux papous. L’ile est encore peu touristique, les infrastructures sont limitées et nous sommes en hors saison, autant dire perdus au milieu de rien.

Nous arrivons en fin de journée chez John le rasta dans le petit village de Moni. Avec le peu de temps que nous avons à consacrer à Flores, nous négocions la location d’un chauffeur, Roberto, pour faciliter nos trajets. Le lendemain matin, il est prévu de se réveiller à 4h pour assister au lever du soleil sur le volcan Kelimutu, mais des trombes d’eau nous contraignent à nous rendormir. C’est donc après la messe dominicale que nous nous rendons à Kelimutu, connu pour la formation de 3 lacs changeant de couleur de façon régulière et qui sont à l’origine de nombreuses légendes et rites locales. En effet, les couleurs sont surprenantes, il y a un lac marron (anciennement rouge), un lac turquoise comme de la gouache et un lac vert. La couleur dépend de la formation minéralogique, bactériologique et d’autres éléments géologiques.

Apres un passage à Ende pour manger, nous apprenons avec stupéfaction que les rares distributeurs automatiques de billets n’acceptent pas les cartes visas mais que les MasterCard. Par chance, nous avons les 2, certains touristes se trouvent eux bien embêtés. Nous nous arrêtons le long de la cote, pour changer les disques de frein de la voiture et pour commencer une collection de galets bleus qui deviennent verts au contact de l’eau. Ils sont selon Roberto, unique et vendus en gros au Japon. La route grimpe à nouveau dans la montagne et son mauvais état empire. Les trous sont de plus en plus nombreux à cause des averses incessantes et des glissements de terrain.

Nous arrivons en fin de soirée à Riung, juste le temps de poser nos sacs à l’hôtel et de nous rafraichir que nous partons diner chez un ami de Roberto. Les hôtels en Indonésie sont les pires que l’on est pu rencontrer jusqu’à présent au niveau qualité prix, voir qualité tout court. Les chambres sont encore plus rudimentaires qu’en Inde et les salles de bain consistent en un baquet d’eau qui fait fonction de : douche, baignoire, lavabo et cuvette a WC (chasse d’eau). William nous reçoit chez lui avec sa famille, il nous a préparé un bon diner dont au menu, guacamole, riz, aubergines, canard grillé. Il a tenu autrefois un restaurant avant de faire faillite et organise maintenant des excursions pour des groupes comme nouvelles frontières. C’est lui qui nous prépare notre journée du lendemain, a notre programme snorkeling aux 17 iles et déjeuner sur la plage. Le capitaine du bateau en sortant du port passe près des bateaux de pêche, une sorte de grande barque avec une toile de tente pour se protéger du soleil, et sur laquelle ont été ajoutées des flotteurs en bois pour faire une sorte de trimaran. L’équipage essaye d’acheter du poisson pour le déjeuner mais la pêche est nulle. Le poisson pas con, reste au soleil pendant la saison des pluies ! Les iles se succèdent dans un désordre charmant comme semées sur la mer. Les iles sont inhabitées et l’eau d’une limpidité superbe. Nous accostons sur une plage déserte mais nous sommes vite rejoins par 3 touristes a qui William achète un poisson pour nous le faire griller au feu de bois. L’ile en pleine saison accueille 40 touristes, nous, nous sommes 5. C’est un délice ! Le repas fini, on fait un tour sur la plage pour ramasser des coquillages. Il y en a des magnifiques, surtout ceux fragiles qui blanchissent au soleil et qui dessinent un motif en forme d’étoiles de mers.

Nous reprenons ensuite la voiture en destination de Bajawa. Les routes témoignent vraiment de la difficulté à apprivoiser la nature tellement elles sont sinueuses, chaotiques et pleines de trous. Quelquefois on s’embourbe plusieurs minutes, d’autrefois des paysans portant des fruits du jacquier sur leur tête nous indiquent le passage à prendre et toujours les véhicules/taxis débordant de passagers. Le parapluie local est une grande feuille de banane que l’on coupe le long des routes. En chemin pour Bajawa, on s’arrête à une source d’eau chaude. Il ne fait pas très beau, nous sommes quasiment seul avec quelques paysans revenant des champs. Je trempe mon pied dedans et, oh le choc, l’eau est au moins a 40 degrés. Ca fait du bien de pouvoir se dessaler du matin mais c’est chaud, très chaud … surtout lorsqu’on s’endort une heure au soleil le midi et que l’on attrape de super coup de soleil.

La soirée se termine tardivement à l’hôtel en compagnie d’autres touristes français, on refait le monde autours de quelques verres d’Arak mélangés à du coca et du citron. Apres l’éternel petit déjeuner pancake étouffe chrétien, nous prenons la direction des villages du peuple Ngada, théoriquement reconvertis au catholicisme sous la colonisation néerlandaise mais qui perpétuent leurs rites anciens animistes dont le sacrifice d’animaux lors d’événements marquant la vie. Le village de Wogo est composé d’un alignement de maisons sur pilotis au toit couvert d’une figurine de paille et se trouve en son centre un grand espace en escalier ou se trouvent des tombes. Le village de Bena se tient en haut d’un promontoire qui offre un cadre naturel exceptionnel. Le village vit essentiellement du tourisme avec la vente de sarongs, gousses de vanille et noix de pecan. Les femmes sont assises sous les porches devant leur machine à tisser tandis que les enfants jouent près d’étranges mégalithes de pierres faisant vaguement penser à nos ancêtres les gaulois.

Nous devons ensuite rejoindre Labuan Bajo ou le bateau du retour nous attend. On fait un petit crochet en route aux environs de Ruteng pour admirer les rizières, toujours aussi vertes. Des enfants traversant des herbes plus hautes que moi, nous accompagnent à un point de vue surprenant ou des rizières sont réalisées en formant une gigantesque toile d’araignée. C’est la rigolade partie le long du chemin !

Bali

Friday, April 13th, 2007   

En Indonésie, la corruption ne se dissimule qu’à peine. Ainsi à l’entrée du mont Bromo, nous payons nos tickets permettant un accès illimité sur le site. Mais d’autres touristes, particulièrement ceux accompagnés en jeep, se retrouvent, une fois sortis, dans l’impossibilité de revenir. Les officiels ne remettent pas de tickets pour mieux se reverser les droits d’entrée. Les arnaques sont assez amusantes, pour ceux qui ne se font pas avoir. L’agence ‘cours des miracles’ ne nous inspire pas vraiment confiance. Alors quand le nain boiteux, ami fidèle d’œil de verre, nous propose un bus VIP au lieu du notre et un buffet pour le diner de 10 000 au lieu de 25 000 Rp (à régler de suite), nous sommes perplexes mais refusons. En fait, notre car de nuit est déjà VIP, et le diner offert.

Nous commençons notre découverte de Bali par Lovina au nord de l’ile. La plage de sable noir est le domaine de prédilection des vendeuses de fruits, marchandes de paréos et masseuses, manucures. Je préfère comme la plupart des occidentaux les rambutans (genre de litchis) aux durians (fruit très connu pour sa puanteur). On ouvre enfin notre bouteille de vin blanc du Myanmar qui d’après un suisse allemand serait aussi bon qu’un vin français. Sans être de fins connaisseurs, nous pouvons dire que la bouteille est bien vite descendue et que c’était bien bon.

Nous continuons notre route par le centre de l’ile, direction Ubud. La ville n’a rien d’extraordinaire hormis qu’elle compte de nombreux bons restaurants et que l’on peut voir des spectacles traditionnels tous les soirs. Nous décidons d’assister au Ramayana ballet avec orchestre (gamelan) et legong dance. En bref, la princesse est délivrée du méchant grâce a Hanuman (dieu singe immortel, super fort). Les danses balinaises sont plus rapides que les danses javanaises, pour autant, les danseuses articulent principalement que leurs yeux et leurs doigts. Ainsi certains spectateurs tombent sous le charme, soit en s’endormant soit en s’émerveillant devant d’aussi belles créatures.

Pour profiter de la région, on explore les environs en motobike. La signalétique est assez aléatoire mais c’est le lieu idéal pour se perdre. On parcourt des kilomètres de rizières en terrasse. D’ailleurs Denis adore grimper sur sa monture mais il n’aime pas trop les grosses montées, quelquefois ca passe et quelquefois, ça chute… ni peur ni mal, nous sommes quasiment à l’arrêt, juste 2 nigauds par terre sous le scooter devant 3 ouvriers profitant du spectacle. Bali majoritairement hindous compte de nombreux temples et statues, mais bien différents de ceux visités en Inde. Les femmes déposent chaque matin des petites offrandes un peu partout, il est parfois difficile de ne pas marcher dessus à moins de marcher les yeux rivés sur le trottoir. Certaines statues portent une sorte de drap en damier noir et blanc (équilibre du bien et du mal) et la visite des temples se fait en sarong ou paréo, voire avec une ceinture en plus, pour empêcher le mal de pénétrer. Les coutumes sont également spécifiques comme le limage de dents pour passer de l’enfance à l’âge adulte ou lors des cérémonies de crémation. Le défunt est placé dans un sarcophage représentant un d’animal (taureau=brahmane, lion=satria, poisson éléphant=sûdra) que l’on pose en haut d’une tour et que l’on tourne pour éviter que le mort ne retrouve son chemin et ne hante sa maison.

Nous avons ensuite la malencontreuse idée d’aller à Kuta, au sud-ouest de Bali. Aussitôt arrivés qu’on ne demande qu’à partir très vite. Les surfeurs s’entassent sur la mer comme les touristes sur la côte d’azur l’été. Ils attendent la vague, qui un jour viendra peut-être ! La plage ressemble à un vaste magasin de location de surf, et le reste de la ville à un centre commercial du type Billabong, Quicksilver, Roxy, etc…

De plus, les hôtels ne sont pas très solides. Je n’arrive pas bien à fermer le robinet de l’évier en face du lit, je laisse donc l’eau couler, pensant que ca s’arrêtera bien tout seul. Denis, bien éduqué et voyant ça, prends l’initiative d’arrêter ce gaspillage (Save water!). Mais au lieu de ça, le robinet lui reste dans la main. C’est l’inondation directe dans la chambre ! Il essaye de boucher le trou avec son pouce puis avec sa jambe de pantalon mais la pression de l’eau est trop forte. L’arrivée d’eau n’est pas dans la chambre, je cours à la réception pour expliquer la situation « help, water don’t stop », un gars monte et demande d’attendre (ahahah, Denis ne peut pas aller bien loin, de toute façon). L’eau de l’immeuble est enfin coupée mais, comble du comble, on nous demande de payer pour le nouveau robinet… Que nenni !

Le jour se leve sur JAVA

Sunday, April 1st, 2007   

Une nuit de repos à Kuala Lumpur, un petit tour à la piscine, un passage à la fontaine au chocolat et nous voila prêt a partir pour L’Indonésie, destination Java et la ville de Solo (Surakarta). Comme nous n’avons rien réservé comme hébergement, on demande à la seule blanche de l’avion, le nom de son hôtel. C’est ainsi que l’on rencontre cette charmante blonde danoise en compagnie d’un artiste d’origine indonésienne qui s’occupe d’une Losmen (guest house), d’une galerie d’art, et d’un restaurant a Yogyakarta (Yogya).

Nous décidons donc de partager un taxi, grosso modo 8 euro pour 60 km et de nous installer dans une belle chambre climatisée dont les peintures évoquent les tableaux de Dali. Yogya est une ville animée entre le mode de vie à l’occidentale et l’islam modéré. Nous commençons par le Mc Donald mais on reste dans le classique, ici les menus s’accompagnent de riz, œufs brouillés, soupe et poulet. D’ailleurs le Mc delivery (vente à domicile) est un véritable succès…

Sinon, on peut toujours se restaurer aux warungs, des petits restaurants avec des bancs autours d’une table a même le trottoir ou le menu est indiqué sur les bâches ou bien il suffit d’arrêter un kakis Limas « 5 jambes », sortes d’échoppes ambulantes ou les soupes de nouilles et mie goreng sont maintenus au chaud sur des braises. D’ailleurs les sachets de soupes de nouilles instantanées occupent 2 rayons à Carrefour !

Il existe aussi tous types de transports, voitures, motos, camion sans aucune carrosserie sans portes sans toit, sans rien … mais aussi des calèches jaunes et mes préférés les cyclo pousses dit becak avec leurs peintures de paysages ou de publicités sur les gardes boues, le conducteur s’assois sur sa selle haut perchée tandis que les passagers prennent place devant.

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Notre visite principale est bien sur Borobodur. Nous partons vers 5h pour voir se lever le soleil, il fait déjà très très chaud … Sur la route, les roses du ciel entourent le volcan Merapi tandis que le vert s’empare des rizières. Nous avons la chance d’être quasiment les seuls sur le site. Borobodur est le plus grand bâtiment bouddhique au monde. Il se trouve à quelques kilomètres de l’océan, quelques kilomètres du volcan Merapi et au centre d’un jardin voir d’une jungle équatoriale. Il s’agit d’une pyramide basse composée de 9 étages différents, avec 5 km de bas relief dont 1,5 km orné de près de 500 statues de Bouddha. J’aurais voulue prendre tous les bas reliefs en photos pour une reconstitution mais je n’ai pas suffisamment de cartes mémoires, dommage ! En plus des étudiantes musulmanes me font la conversation … et blablabla et blablabla.

Borobodur serait un « mandala de pierres », c’est-à-dire destiné à favoriser l’ascension spirituelle, le croyant en gravissant les différents étages se débarrasse de ses obstacles personnels jusqu’à l’élévation ultime, le stupa central, le nirvana. Un programme digne des meilleures psychanalyses.

  1. la sphère des désirs (6 terrasses carres)
  2. la sphère des apparences (3 terrasses circulaires)
  3. la sphère du vide, du rien… Du nirvana.

Chaque stupas est percés d’une série de petites ouvertures en forme de losanges et abritent une statue de bouddha dont la position des mains varie d’un stupa à l’autre selon son orientation. A l’Est : main droite dirigée vers la terre (il prend la terre à témoin), à l’Ouest : mains jointes (il médite), au Sud : main sur le genou (signe de charité), au Nord : main en avant (il éloigne la peur).

Borobodur donne l’impression d’un bloc massif construit tout en finesse. Sa restauration est un bel exemple d’ingéniosité. En effet, bâtit avant nos cathédrales et les sites d’Angkor puis laissé à l’abandon durant des siècles, il a été entièrement démonté et remonté de toutes pièces par ses restaurateurs tel un puzzle géant en 3D.

A quelques kilomètres de là, pour rivaliser avec les bâtisseurs bouddhistes et la dynastie de Borobodur, les hindouistes construisirent Prambanam soit le plus grand temple hindou d’Indonésie. Il s’agit de tours en forme d’épis de mais, en pierres basaltiques, dressées vers le ciel (tel le mont Meru en Inde). Malheureusement nous n’avons pas vu les statues à l’intérieur celles représentant Brahma, Vishnu, Ganesh, Shiva, car l’entrée des tours est interdite au public en raison de l’instabilité des édifices, conséquence des derniers tremblements de terres.

Nous poursuivons ensuite notre route pour le volcan Bromo (2 392 m) situé dans un cratère bien plus grand, la caldeira. Notre idée est de contempler le lever du soleil en haut du cratère, So romantique pour la st-valentin ! Ca a l’air très simple, il suffit de suivre les pierres blanches, une petite marche facile d’1h …. Personne ne peut se perdre !

On se lève donc à 3h30 du matin et nous voila partis sous les étoiles avec nos lampes torches à la main, à la recherche des pierres blanches et du mont Bromo. On croise de nombreuses jeeps de touristes qui se dirigent vers LE view-point, MEGA touristique (ouf, on ne voulait pas y aller).

On commence alors par suivre ce qui ressemble à un chemin, puis je crois voir une forme qui bouge venir vers nous, là, 2 hommes à cheval et en cagoules arrivent de nul part dans le noir et nous disent « non, non c’est dans l’autre sens ». La rencontre complètement surréaliste !! Demi-tour, on repart dans le sens inverse, toujours à la recherche des fameuses pierres blanches, mais Que Nenni …. Aucunes pierres. Bref, on devine enfin un mont. Il devrait soit disant avoir un escalier mais on ne le voit pas. Le soleil ne va pas tarder à se lever, on grimpe. Les guides disent qu’il s’agit d’une montée accessible à tous, ah ah la bonne blague. Je m’efforce tant bien que mal de ne pas glisser et de suivre Denis. Il est tout de même presque 4h30 du matin, stop, on s’arrête.

Et oui, nous sommes trop forts. Nous nous sommes trompes de volcan. Heureusement que celui-ci est éteint ! Nous n’étions pas bien loin, juste à côté. On a bien rie de notre connerie quand nous nous sommes dit « le Bromo, c’est pas celui qui fume à côté ». Mais tout compte fait, nous ne sommes pas si mal, une vue inédite rien que pour nous. On peut voir à la fois le lever du soleil, le Bromo et le Semeru qui pète toutes les 10 minutes.

Vers 6h30, nous gravissons les escaliers du vrai Bromo cette fois ci, puis nous marchons le long de sa crête (petite randonnée de 45 min). On profite du paysage et on retourne se coucher. Petite précision: même en plein jour… y a pas de pierres blanches.