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Archive for June, 2007

Le Chiapas

Saturday, June 30th, 2007   

Donc après 2 semaines au Guatemala, nous voila largués à la frontière mexicaine de la région du Chiapas. Nous comprenons assez rapidement qu’il ne faut pas espérer revoir notre bus pour poursuivre la route et que le seul à passer n’est que dans 3h. A tout problème ça solution, un collectivos attend d’être plein avant de se rendre à Comitan. Une fois le nombre de passagers au complet, nous prenons la route … pas pour bien longtemps. Le collectivos se fait arrêter quelques kilomètres plus loin par les douanes puis à quelques kilomètres par la police nationale puis encore un peu plus loin par l’armée, au final le nombre de passagers diminue de moitié. N’importe qui passe la frontière mais les contrôles d’identités et de bagages se succèdent ensuite ! De Comitan, on grimpe dans un autre collectivos et arrivons enfin à destination dans la ville de San Cristobal de las Casas.   

La ville est une ancienne capitale provinciale espagnole avec des rues pavées, des maisons coloniales, des églises mais en comparaison je préfère le charme d’Antigua. Nous nous baladons à travers la ville en croisant aussi bien des touristes, des étudiants, que des indiens Tzotziles et Tzeltal. Notre lieu préféré est la place de la cathédrale et surtout le grand marché populaire ou se vend tous les jours, fruits, légumes, fleurs, viandes, tortillas et autres curiosités comme des allées de cierges,  de rubans, de pompons, de cagoules, de poupées armées et des photos de Marcos. Le Chiapas a longtemps été en guérilla pour la reconnaissance des indiens, beaucoup d’entres eux n’avaient pas d’armes et utilisaient des imitations en bois contre des vrais armes de l’armée mexicaine. Le porte parole emblématique avec le port de sa cagoule est surnommé Carlos, a priori toujours en activité. Les indiens sont toujours la cible de racisme au Mexique. Nous décidons de parcourir la région en liberté au volant d’une absolument fantastique coccinelle rouge (jamais Volkswagen n’en a construite d’aussi belle !). Le coffre sous le capot de devant est un peu petit pour nos sacs mais c’est la classe…

 

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1ere étape sortir de la ville : c’est un damier de sens unique et les feux de signalisation sont après les intersections. 2eme étapes trouver une station essence : faire un demi tour sur une 2 fois 3 voies. 3eme étapes ne pas tuer le bas de caisse sur les topes (dos d’âne). C’est ce qui s’avère le plus difficile, vu le nombre et la hauteur des topes. Nous prenons la direction des montagnes du Chiapas et parcourons la route sillonnée jusqu’au site de Tonina près d’Ocosingo. Il se présente comme une ville bâtie en hauteur adossée à une colline, le paysage vu d’en haut donne sur la vallée et sur les montagnes environnantes. Les habitants y étaient des guerriers, amateurs de sacrifices et de décapitations dont le plus célèbre a en avoir fait les frais a été le roi de Palenque (cite rivale) à l’issue d’un jeu de pelote.


Nous repartons au volant de notre coccinelle pour affronter les topes mastodontes. Ils ne sont pas tous indiqués, souvent installés près d’un poblito (lieu-dit), d’une cabane ou quelquefois dans un virage, mieux vaut ne pas les oublier et s’en servir pour doubler les bus. Nous dormons au lieu-dit El Panchan, un petit endroit en pleine nature tropicale ou se sont construites des cabanes à l’entrée du site de Palenque. Ce type d’endroit installé au milieu de nulle part est bizarre, peut être une nostalgie des années hippies, mais que l’on dort dans son hamac ou dans un lit, le prix est le même ! L’ambiance est à la vingtaine, les tables se regroupent autours de quelques verres de tequila et la soirée se prolonge jusqu’au petit matin pour les plus courageux. Palenque est un site remarquable, très touristique et comme sur beaucoup d’autres sites au Mexique certains édifices sont interdits au public comme la grimpette au temple des inscriptions avec tous ces glyphes mayas. La zone archéologique est étendue mais on imagine facilement la vie de la cité autours du palais et des temples. Nous reprenons la route en sens inverse avec une halte pour l’achat d’un pollo asado al carbon (un poulet grillé au barbecue), des frijoles (haricots rouges en purée), et une salade.  La pause pique nique s’effectue à Agua Clara, un magnifique espace naturel tranquille au bord du rio Xumulha. L’eau est superbe, d’une couleur turquoise avec un peu de courant mais la baignade est obligatoire. Une passerelle suspendue permet de passer d’une rive à l’autre et la tentation est trop grande de ne pas y effectuer un jump avec une mexicaine, à défaut de Denis. A quelques kilomètres de là se trouve Agua Azul, le site est nettement moins bucolique que Agua Clara avec sa chaine ininterrompue de boutiques de souvenirs, de gargotes ainsi que les très nombreux touristes. C’est la même rivière mais ici elle s’écoule en superbes cascades successives.

 

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Nous nous arrêtons pour la nuit à Ocosingo, avec la frayeur de repasser par les obligatoires démarrages en côte a 45 degrés. Il est prévu le lendemain de visiter quelques villages autours de San Cristobal, tout d’abord celui de Tenejapa, aucune information précise seulement un aperçu en carte postale dans une boutique. Nous n’avons aucune idée de ce que nous allons vraiment voir mais l’avantage de la voiture permet de se promener un peu au hasard et de se perdre un peu plus loin. Dimanche, Tenejapa est bien calme et tous les yeux se dirigent sur nous. Il n’y a rien à faire, nous nous baladons dans les quelques rues et entendons de la musique dans la cour d’une maison. Je passe curieusement la tête et observe une cérémonie traditionnelle maya. Nous sommes invités à entrer et à danser d’un pied à l’autre au son de la guitare et de la harpe en compagnie d’une poignée d’hommes et de femmes présents. Les habits sont stupéfiants comme à l’image de la carte postale, des chapeaux à frange avec des rubans multicolores, des colliers avec des grosses pièces, des jupes rouges et blanches, mais interdiction de prendre des photos… c’est une cérémonie. Denis malade renonce à son verre d’eau de vie mais moi je n’ai pas le choix. Avec les temps modernes, les sodas sont aussi à la fête, il faut dire que ca va plus vite pour roter et donc extirper le mal, c’est ce qu’on appelle de la concurrence déloyale. Avant de repartir, nous nous attardons sur la place de l’église pour capturer de loin quelques images en souvenir de ces rencontres si particulières.
 

Puis nous filons au village de San Juan Chamula connu pour son marché le dimanche ou des enfants proposent  leurs services de gardiens de voiture pour éviter le vandalisme (!!!). C’est un village très touristique, les rues jusqu’à la place centrale ne sont qu’une succession de boutiques de souvenirs et l’entrée de l’église est payante. On se contente de faire un bref tour entre les allées du marché, les villageois sont habillés avec des moumoutes soit en veste blanche soit en jupe noire. Nous terminons notre journée au village de Zinacantan ou la couleur dominante des tenues chez les femmes est le turquoise et le rouge chez les hommes. Une petite fille m’amène dans sa famille qui tient un petit atelier de tissage traditionnel et ou sa mère prépare les tortillas à la main pour le soir. En retournant sur le marché de San Cristobal, grâce à toute la variété de textile que nous avons pu voir, nous reconnaissons la provenance des vendeurs. J’aurais une préférence pour les textiles entre le village de Huixtan et Oxchuc avec des bandes mauves et roses mais ils sont tous très beaux et très colorés.

¡ Viva Mexico !

Thursday, June 21st, 2007   

Hasta Luego Guatemala

Wednesday, June 6th, 2007